L’effondrement qui réveille

Lettre i du 5 mai 2022

Une semaine que je suis à Paris, une semaine que l’effondrement intérieur se poursuit.

Beaucoup d’identités qui tombent, beaucoup de fausses croyances que je vois et qui me font sourire…

Et au milieu de tout ça, le vide.

Ce vide que l’on imagine souvent comme angoissant, parce qu’il est mystère, impalpable, indéfinissable.

Ce vide qu’on qualifie d’attente, d’entre-deux, de transition.

Alors qu’il n’est rien de tout cela.

L’attente, c’est nous qui la créons, mentalement, parce que nous refusons de vivre l’instant tel qu’il est, parce que le fait de ne pas savoir nous paraît trop insupportable, parce que le fait de ne rien contrôler semble insécurisant.

Et pourtant, le fait de nier la réalité ne lui enlève pas sa substance : nous sommes le mystère. Ce qui nous fait peur, donc, c’est nous-mêmes. Prendre conscience que notre mental ne peut pas connaître cela, ne peut pas le rencontrer. D’ailleurs, notre mental ne rencontre personne réellement : il juge, il classifie, il critique, il apprécie…

Mais il ne sait pas aimer.

Ne t’inquiète pas pour moi, j’ai déjà vécu cela, plusieurs fois, cet écroulement des illusions, cette remise à niveau, cette réinitialisation…

Cette fois, c’est un peu différent, peut-être parce que j’ai plus de conscience de ce qui se passe, peut-être parce que je ne me laisse pas emporter par la panique.

Nous ne sommes pas le jouet des histoires qui se racontent dans notre tête.

Nous sommes ce qui accueille toutes les histoires, toutes les croyances, toutes les pensées, toutes les émotions.

Nous sommes cet espace infini.

L’accepter, c’est lâcher cette envie d’être quelqu’un, de posséder, de dominer, d’être reconnu et aimé par les autres.

L’accepter, c’est lâcher tous les filets, toutes les compensations, tous les faux désirs, toutes les frustrations.

L’accepter, c’est se fondre avec la vie dans une danse infinie, vulnérable et sensuelle.

Es-tu prêt-e à cela ?

­J’ai la joie de partager ici un bel échange que j’ai eu avec mes enseignants et amis Muriel et Jean-Philippe Faure. Le thème est très en lien avec ce texte : « Quand l’équilibre apparent s’effondre, que reste-t-il ?« 

Cliquer ici ou sur l’image pour accéder à la vidéo.

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