L’autonomie intérieure

Newsletter du 14 janvier 2022

Pendant bien trop longtemps, j’ai cru qu’il fallait suivre les conseils prodigués par d’autres.

Pendant bien trop longtemps, je me suis pliée à des démarches présentées comme « ce qui est bien ».

Pendant bien trop longtemps, j’ai cru qu’il y avait « des gens qui savent », et qu’il fallait les suivre.

Pourquoi je faisais tout cela avec autant de détermination ?

La réponse est simple : je voulais « réussir ». 
A tout prix.
Être intégrée à la société.
Être acceptée par les autres.

Afin qu’on me foute la paix.
Afin qu’on me laisse vivre tranquille.

Je me laissais contrôler, ou plutôt je me contrôlais moi-même, pour éviter que l’on ne vienne me contrôler de force.
Tout pour éviter de faire face à cette prison extérieure.
Plus rassurant, finalement, d’en créer une à l’intérieure. 
Au moins, c’est moi qui décide comment elle fonctionne — en apparence.

Eh bien, l’avantage c’est que c’est aussi moi qui décide quand elle doit s’effondrer.
Depuis quelques années déjà, ses murs s’effritent, peu à peu.
Moi qui m’étais interdit de douter de mes choix « rationnels » (matérialistes), j’ai progressivement ouvert mon esprit à l’idée de « ne pas savoir », d’être en mouvement perpétuel, de ne pas me définir par un métier ou un statut social.

Ces derniers temps, deux mouvements se conjuguent en moi — et ce n’est pas toujours très confortable. 

D’un côté, la peur, quand ces murs s’effritent, qu’il n’y ait rien derrière, de me retrouver dans un vide abyssal et d’être engloutie par l’angoisse, la sensation de n’être rien.

De l’autre, une forte rancoeur issue de toute la frustration accumulée au fil des années, du fait de ne pas m’être suffisamment écoutée, d’avoir fait tant de choix en fonction de ce que l’extérieur jugeait « bien », et non en fonction de mon intuition profonde (qui, pourtant, me parlait et soufflait clairement ce qui me convenait).

La peur de perdre ce que j’ai construit, c’est l’ego qui craint de disparaître, si je me mets entièrement au service de mon âme, si j’ose avoir la foi et plonger dans l’inconnu.

Mais cette peur, à mesure que je l’observe, prend moins de place. Et je m’aperçois qu’il y a quelque chose de bien plus puissant qui se déploie en parallèle : l’appel de la vérité, cette justesse intérieure qui peut se manifester à chaque instant, si je me dédie à l’écouter et à lui faire confiance.

Et toi, es-tu prêt.e à déjouer les pièges de tes automatismes, et à t’autoriser à vivre vraiment ?

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