Entre ombre et lumière

Newsletter du 29 septembre 2021

Hier soir, j’avais allumé le grand halogène, celui qui éclaire le mieux le salon. Et j’avais laissé ouverte, par inadvertance, une des fenêtres de la véranda. J’entendais un bruit, comme un bruit d’insecte, mais n’y prêtais pas trop attention. Jusqu’à ce que je me rende compte que c’était un frelon qui était rentré et se collait à la vitre du salon pour choper un peu de chaleur et de lumière.

A chaque fois, je suis épatée de voir à quel point les insectes sont « addicts » à l’énergie lumineuse. Je ne sais pas exactement, scientifiquement, ce qui les nourrit dans cette lumière, mais ce que j’observe, c’est qu’ils finissent toujours par s’y brûler tellement ils s’en rapprochent, avec une compulsion qui ne leur permet que la démesure.

Et puis, il y a les espèces qui, au contraire, détestent la lumière. Comme les chauve-souris par exemple. Ces animaux qui recherchent l’obscurité, car c’est là qu’ils se sentent à l’aise.

Faisons une petite analogie. Aujourd’hui, face aux décisions politiques de plus en plus liberticides, on peut avoir l’impression qu’il n’y a que peu de choix : le déni ou la révolte. 

On peut être dans le déni en refusant de regarder les faits, et en continuant de croire ce que rabâchent les médias de masse contrôlés par quelques milliardaires, et le gouvernement corrompu par les entreprises pharmaceutiques et de tech.
« Restons dans le noir, par pitié ! Je ne veux pas voir ce qui me fait horreur, ce qui me rendra impuissant, ce qui me fera encore plus peur ! »

On peut aussi être dans le déni en se droguant à la lumière, en ignorant tout ce qui se passe, comme si ce n’était pas notre monde… En fuyant dans les pratiques spirituelles.
« Remplissons-nous de lumière ! Tout cela n’est qu’illusion, alors il n’y a rien à faire ! »

On peut être dans la révolte, en accusant ces « autres », ces « méchants » de nous manipuler et de nous faire du mal, et en dirigeant une énergie monstrueuse vers l’extérieur, pour tenter de faire la révolution. Là, on refuse de voir ses propres ombres, et on prétend détenir la lumière… Alors même que l’on s’épuise à la diriger vers ceux qui n’en veulent pas.
« Changeons tout cela, destituons ces monstres, par les élections ou par la force, et remettons en place un système identique, mais dirigé par des Gentils ! »

Alors, entre toutes ces caricatures qui se présentent à nous, et nous crient sans cesse dans les oreilles, comment trouver l’attitude juste ? 

Parce qu’en fin de compte, nous sommes distrait.e.s par toutes ces émotions intenses qu’on nous impose et qu’on nous transmet. Dans ces conditions, comment trouver l’espace et le silence pour discerner, pour penser clairement ?

C’est là que notre responsabilité prend sa place : la première chose à faire, c’est de voir ce qui est juste pour moi, à mon échelle. Donc la première chose à faire, c’est de faire retour, de revenir à l’intérieur pour sentir, comprendre, ouvrir les portes de ma conscience. Ce n’est pas chose facile, car c’est un travail solitaire. Pas de journaliste ni de président ici, pour me dire quoi penser. Pas de groupe d’amis convaincu de détenir la vérité. 

Le seul chef, ici, c’est moi-même. 

Alors est-ce que je me laisserai diriger par mon ego, ou par mon être profond ? 

Est-ce que je saurai écouter le message de mon âme, qui murmure au fond de moi ?

Oui, si je fais confiance à la Vie.

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