Tu n’as pas besoin de souffrir

Newsletter du 3 février 2021

Ces derniers jours, j’ai beaucoup avancé sur l’écriture de mon livre. C’est amusant comme son contenu apparaît au fil du temps. J’ai commencé à y intégrer des extraits de mon journal, qui datent de… début 2019 ! C’est un processus intime et vulnérable. Choisir les bons passages, sans trop me protéger, en me demandant ce qui va le plus être au service des lecteurs. Oui, je sais, on se questionne tous et toutes sur ce thème ô combien délicat de l’amour. Et de l’Amour, avec un grand A. 

C’est drôle, d’explorer à nouveau ces vieux carnets, et de voir que certains questionnements reviennent, comme une boucle qui se répète. Tu vois, je considère le temps comme une spirale qui se développe vers le haut : on repasse toujours par les mêmes cercles, ils ont la même forme, mais on y passe à une autre longueur d’ondes, avec une autre conscience — parce qu’on a appris, parce qu’on a grandi et gagné en maturité.

Cette semaine, j’ai aussi pris conscience de deux choses qui me retiennent souvent d’écouter mon intuition : le jugement de moi-même, et la croyance qu’il faut passer par la souffrance pour avancer. Voici un texte que j’ai écrit dans mon journal quand j’étais dans le feu de cette compréhension.

Non, je n’arrive pas, je n’arrive plus, à être raisonnable. Les tentatives répétées — et défectueuses, menant à un échec inévitable — de me mentir à moi-même, et d’aller contre ma nature. Cette nature jouissive, libre, indescriptible. Non, il n’y a pas de chemin tracé, mais il y a une voie rapide. Je m’en rapproche, et j’ose me dire que c’est le Diable, parce qu’on m’a dit que la souffrance était le moyen de me rapprocher de Dieu. Mais ce n’est pas ce que je veux. Non, je n’ai pas besoin de souffrir constamment pour évoluer et avancer dans la vie. C’est pour ça, d’ailleurs, que j’ai choisi de quitter Paris. Pas pour me rajouter des contraintes et des règles que la société a engrammé en moi, mais qui sont au final très artificielles. Gardons l’esprit ouvert, gardons la liberté, cultivons le discernement avec amour. Ne tranchons pas trop vite. Laissons en suspens ce qui peut attendre. Observons les sentiments et leur évolution. Je suis enfin prête, on dirait, à lâcher une vie de souffrance et d’auto-flagellation.

🎉 Célébrons ensemble le fruit de la singularité : Si tu es curieux.se, tu peux m’encourager dans ma démarche d’écriture en cliquant ici. En prime, ton exemplaire sera dédicacé avec amour ❤️

Laisser un commentaire