Je suis la seule à savoir ce qui est « bon » pour moi

Newsletter du 28 octobre 2020

Combien de fois ai-je entendu ces phrases : 

« C’est pour ton bien »

« Je dis ça, c’est pour toi »

« Tu es sûre que c’est ça qui te convient ? »

« Je serais toi, je ferais… et je ne ferais pas… » 

Mais PERSONNE n’est moi. 

PERSONNE, mieux que moi, ne sait ce qui est bien et juste pour moi.

PERSONNE, mieux que moi, ne peut avoir la prétention d’affirmer qu’il connaît mes facteurs de bien-être, qu’il peut prévoir les conséquences de mes actions.

PERSONNE, mieux que moi, ne peut juger de la validité de mes choix.

D’ailleurs, même moi, je n’ai pas à juger mes choix, ni avant, ni pendant, ni après. Certes, j’exerce mon discernement. Et je peux m’apercevoir des conséquences de mes choix.

Si je décide que je souhaite certaines conséquences et pas d’autres, je ferai des choix plus ciblés.

Trop longtemps, j’ai accepté qu’une « autorité » extérieure me dicte ma façon d’agir, me dise quels sont les comportements « acceptables », « polis », « distingués », en bref, ceux qui feraient de moi quelqu’un d’ « intégré » et d’ « aimable ».

Parce que pour ma mère, fille d’immigrés juifs, être intégrée, cela passait avant tout le reste. Avant ses rêves d’enfant, son désir d’être chef d’orchestre et non banquière. Avant ses envies de voyage. Avant son attachement à ses racines — elle n’est encore jamais allée en Egypte, la terre où ses parents se sont connus et ont vécu étant jeunes.

Parce que pour mon père, dont les parents avaient une idée bien précise du « bon goût », il fallait que nous ayons un sens esthétique aiguisé, que nous sachions nous comporter avec classe et élégance, tout en méprisant les possessions matérielles.

Donc, pour être aimée, il fallait que j’adopte leurs modèles du monde. Mes deux parents sont si différents qu’il y avait de quoi devenir folle. 

Mais finalement, ils avaient en commun cette croyance : il fallait que leurs enfants aient toutes les armes pour « réussir dans la vie ». Pour ma mère, c’était suivre son exemple, celui d’une femme ambitieuse qui a su grimper les échelons d’une grosse boîte. Pour mon père, c’était, à l’inverse, « ne pas reproduire ses erreurs à lui », son choix « risqué » d’embrasser une carrière d’architecte, ses errances insatisfaites d’un emploi à l’autre, sans réussir à s’engager durablement et de manière épanouie dans un travail.

Aujourd’hui, je prends conscience que, même libérée des injonctions parentales (plus ou moins inconscientes, avec, toujours, l’intention de « bien faire » — encore ce « bien »…), je continue de subir une forme d’oppression : celle des règles absurdes qu’impose actuellement le gouvernement. Et cet aliénation, je l’ai acceptée pendant longtemps, faisant l’autruche, fermant les yeux sur les mécanismes de ce système qui, jusque-là, ne m’avait pas « dérangée » — en bonne privilégiée, j’en ai conscience. Habituée à remplir la paperasse administrative — ça m’a toujours amusée, petite, d’écrire et de remplir des cases, ça vide la tête — et aux salles d’attente des médecins (douleurs chroniques bonjour!), je finissais par « m’y faire », à cette société de moins en moins humaine.

Aujourd’hui, je prends conscience que notre société est entièrement fondée sur la croyance qu’il y a des « sachants » et des moutons faits pour obéir. 

Depuis longtemps, je plaide pour l’intuition et le bon sens de chacun, plutôt que l’imposition d’une vérité UNIQUE, par l’élite au pouvoir. 
Depuis longtemps, je m’acharne à dire que « non, les scientifiques ne sont pas toujours honnêtes et n’ont pas le dernier mot sur tout ». 
Depuis longtemps, j’alerte mes interlocuteurs face à la « religion de la science », qui consiste à croire toute parole sortie de la bouche d’un scientifique diplômé de je-ne-sais-quelle formation. 
Depuis longtemps, je fais le lien entre les lobbys et les scientifiques non-neutres. 
Depuis bien TROP longtemps, et on ne me prend pas au sérieux.

Parce que la vérité, c’est que beaucoup de gens préfèrent déléguer leur pouvoir. 

La vérité, c’est que beaucoup de gens préfèrent se mentir plutôt qu’avoir à prendre une décision, et à prendre leur responsabilité en tant qu’être humain.

La vérité, c’est que beaucoup de gens ont si peur de se tromper, qu’ils préfèrent se taire.

Trop de gens craignent de PERDRE LA FACE.

Et quand ils ont compris quelque chose, ils craignent les REPRÉSAILLES, et se réfugient lâchement dans leur cachette.

Alors, on moutonne. Je moutonne, tu moutonnes, il/elle moutonne, nous moutonnons, vous moutonnez, ils/elles moutonnent.

Au moins, je connais mes conjugaisons. Sur ça, oui, je suis encore une bonne élève.

Et je serai aussi une bonne élève en vous rappelant ce que l’Histoire cherche à nous apprendre : l’aliénation, l’oppression, la folie, cela ne vient pas d’un seul homme. Souvenons-nous d’Hitler: aurait-il pu agir sans les masses de personnes qui N’ONT RIEN FAIT ?! Aurait-il pu tuer des millions de personnes TOUT SEUL, sans tous les individus qui ont choisi de LAISSER FAIRE, et de collaborer puisque c’était RESPECTER LES RÈGLES ?!

Nous pouvons accuser Macron d’être despotique, et ses ministres d’être complices. Mais nous sommes TOU.TE.S complices, tant que nous faisons l’autruche, tant que nous obéissons, tant que nous « nous adaptons » plutôt que de reprendre notre puissance.

Respecter des règles inhumaines, ce n’est pas respecter l’humain.

Reprenons notre liberté.

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