Un mélange de colère et d’amour

Newsletter du 26 octobre 2020

Parfois, je me sens… fragile. Comme aujourd’hui, peut-être. Dans les instants où les doutes et les questionnements m’épuisent, et où j’ai l’impression que je vais rendre les armes ; à défaut de les prendre. Oui, car je suis pacifiste et profondément convaincue de l’importance de la non-violence. 

Alors, mon arme, ma force, c’est ma plume. La liberté d’expression qu’il me reste, parce que, par chance, je n’ai pas (encore) « trop » d’impact quantitatif, pas assez d’influence pour être menacée et censurée dans les messages que je transmets.

Aujourd’hui, je ne te le cache pas, je suis en colère. Je prends conscience du piège dans lequel j’ai accepté de nager pendant tant d’années : une société qui m’étouffe, moi et tant d’autres, avec des règles absurdes qui nous maintiennent dans l’ignorance, la peur, et la petitesse. 

Pourtant, j’ai fait un choix important, depuis quelques années : L’EXPANSION.

Non, je ne me laisserai pas rétrécir, recroqueviller, diminuer, pour que les puissants restent en place.

Non, je ne me tairai pas face à l’oppression.

Je n’aime pas la politique, parce que la politique ment. Si j’en parle, c’est parce que la justice et les droits fondamentaux du Vivant sont menacés.

Je n’aime pas la politique, parce qu’elle est souvent un combat d’egos, qui ne mène à rien si ce n’est à se disputer le pouvoir.

Jusque-là, je me contentais de NE PAS LES AIMER, de NE PAS LEUR FAIRE CONFIANCE, et de faire ma vie À CÔTÉ.

Aujourd’hui, je suis trop indignée pour me taire. Pour me contenter de dire, à la légère, au repas de famille, que « si vous croyez que ceci est une démocratie, vous êtes dans l’illusion » – oui, je dis cela régulièrement, depuis plusieurs années, sans qu’on me prenne vraiment au sérieux. 

Aujourd’hui, pourtant, cela se confirme.
Ce gouvernement, qui ne demande plus jamais l’avis de ses « citoyens », veut nous priver, de nos libertés les plus essentielles : 
– aimer l’autre et le lui faire sentir physiquement
– nous réunir pacifiquement et créer avec d’autres
– vivre et ressentir notre puissance à travers l’expression artistique, donnée et offerte

Ces choses sont essentielles à ma survie, et à la tienne aussi.

Ne te fatigue pas à me convaincre que j’ai tort, fatigue-toi plutôt à écouter ce qui parle en toi : la peur, ou l’amour ?

Je sais qu’aujourd’hui, ma colère est là, mais elle est teintée d’amour.

Mon amour pour la Vie, pour l’humanité, pour les êtres, pour ce monde, est si grand… 
Et ma colère est à la mesure de cet amour : puissante et ancrée.

Alors oui, c’est paradoxal : je me sens fragile, et en même temps ce sont dans ces moments-là que je me sens forte.
Parce que je sens, intuitivement, ce qui est important. Parce que ma sensibilité m’éveille à la vérité, à l’intensité de la vie qui VEUT se vivre à travers moi, et à travers NOUS TOU.TE.S !

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