Être tiré.e vers le bas

Newsletter du 30 septembre 2020

Un partenaire peut être gentil, aimant, attentionné, et… te tirer vers le bas.

Oui, c’est dur à entendre.
On peut être dans une relation « confortable », agréable, et pour autant ne pas se sentir pleinement soutenu.e.

Dans quasiment toutes mes relations amoureuses, je me suis trouvée, à un moment ou un autre, dans une situation où mon besoin d’expansion excédait la zone de confort de l’autre. Je le remettais trop en question. Je « bousculais » un peu trop sa vie.

Parfois, mon ardeur se calmait, parce que la tendresse de nos échanges m’apaisait.

Mais cela revenait toujours : ce désir de vivre plus pleinement, d’être complètement moi, sans me soucier du regard des autres, sans chercher la validation extérieure. Et ça finissait toujours par les déranger.

Paradoxalement, c’était aussi ça qui les avait attiré chez moi : ce côté fantasque, libre, si ouverte au changement et à l’authenticité.

Mais à un moment, c’était toujours « trop ». Trop d’intensité, trop d’incertitude, trop d’amour qui se déversait comme un ouragan. Ils n’arrivaient plus à accueillir tout ça. Ils prenaient peur. Leur coeur se fermait, et ils se disaient « je ne suis pas assez bien pour elle ». 

Et je le sentais. Et je finissais par le croire.

En fait, je finissais par me rendre compte que oui, cette personne n’avait pas le même désir que moi d’avancer, d’être complète, de s’exprimer entièrement, d’exister sans se cacher.

Je finissais par me rendre compte que oui, j’étais seule dans mon délire, et j’avais accepté d’être en relation avec quelqu’un qui se contentait de vivre à partir du passé, de ses croyances, de ses peurs. 

Je finissais par prendre conscience que j’avais idéalisé l’autre, que j’avais plaqué sur lui quelque chose qui ne lui correspondait pas. 

Alors il se sentait forcé, obligé. Il avait l’impression que j’imposais, que j’exigeais quelque chose.

Parce que oui, je suis exigeante. Je ne tolère pas moins que ce que je désire vraiment, profondément.

A chaque fois, je réapprends à dire non au bon moment, à faire preuve de discernement, même quand mon coeur d’artichaut s’emballe. 

Je réapprends à maintenir mes standards, pour que mes relations s’alignent avec qui je suis, et avec la vie future que j’ai à mener.

Si une relation me freine dans ma mission, c’est que cette relation, je ne l’ai pas vraiment choisie consciemment.

C’est que j’ai cru, à un moment, à ce mensonge : « je ne trouverai pas mieux que ce que cette personne a à m’offrir aujourd’hui ».

C’est que j’ai cru à cette fausse injonction à l’humilité, comme s’il fallait accepter moins que ce que notre âme demande.

Plus jamais.

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