L’illusion du contrôle

Newsletter du 31 août 2020


Il semble que la plupart des gens trouvent cela normal de conduire leur vie à partir du passé. 

Les amis ? Ceux de l’enfance ou du lycée.
Le travail ? Celui qui répond aux études, celui qui répond aux attentes des parents… 
La relation amoureuse ? Celle qui comble les manques et les traumas vécus dans l’enfance ; celle qui permet de fermer les yeux sur qui on est vraiment.

Ce fonctionnement est issu d’un mélange entre notre fonctionnement inconscient « instinctif » et ce qu’encourage la société. Et l’explication est simple : sécurité. Il ne faudrait surtout pas se retrouver seul.e, se retrouver dans le doute, perdu.e… Sans quoi, le sens-même de notre existence pourrait être remis en question.

Je me suis toujours sentie en décalage avec cette « règle » de « créer à partir du passé ». Cela explique sans doute la fréquence à laquelle je remet en question le sens de ma vie. Mais pour moi, cela n’est pas négatif. Je me réaligne. Je me recalibre, à chaque fois que je prends conscience que j’ai fait un choix à partir du passé. 

Souvent, ça fait mal à l’ego, parce que lui s’est accroché à quelque chose qui semblait « safe », tangible, qui lui permettait de se sentir intégré.

Pendant longtemps, j’ai voulu suivre certaines règles prédéfinies pour moi, par mon éducation et par la société. J’avais besoin d’avoir une carte pré-remplie, pour me dire que la vie serait moins effrayante, et que ses challenges s’inscriraient dans un cadre sécurisant. Me dire qu’en fait, j’avais du contrôle.

Mais la vérité, c’est que non, je n’ai AUCUN contrôle. J’ai seulement l’illusion du contrôle. J’ai seulement quelques cartes en main, et j’ai le droit de lancer les dés. Mais les dés ne donnent qu’un seul résultat, un résultat unique. Est-ce vraiment moi qui le choisit, juste parce que c’est moi qui lance les dés ?

C’est seulement quand je lance les dés en m’amusant, en étant moi-même, que je peux apprécier le résultat quel qu’il soit.

C’est seulement quand je lâche prise, quand j’arrête de prendre les événements personnellement, que j’arrive à voir les apprentissages et les cadeaux de la vie.

Lâcher prise… Ce n’est pas toujours facile. Mais la vie m’y appelle, en ce moment, de tous les côtés. M’abandonner à son mouvement, laisser l’ouragan s’abattre sur toutes les certitudes qui semblaient encore me rester, et autoriser mon âme à parler.

Aujourd’hui, je choisis de l’écouter. D’arrêter de la « modérer » en cherchant à faire des compromis. D’arrêter de la museler, alors qu’elle est sauvage et se contrefiche des normes sociétales et culturelles.

Oui, je vais partir. Je vais quitter Paris, et avec mon identité de parisienne.
Je vais quitter les relations qui, je croyais, apportaient plus de joie que de peine.
Je vais quitter les mensonges, les masques et les faux semblants.
Je vais quitter de faux espoirs, qui ne faisaient que révéler une reproduction sociale impersonnelle.
Je vais quitter l’apathie, l’attente, et je vais partir.

Aujourd’hui, je t’autorise à écouter ton âme. A lâcher toutes les peurs et les croyances qui t’empêchent d’avancer vers ton vrai chemin. 

Pour révéler TA vérité au monde, pour la laisser briller et rayonner. Elle lui fera du bien, je t’assure.

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