Réinitialisation

Newsletter du 8 avril 2020

Voilà. C’est mercredi, donc.

Je l’ai attendu, ce moment. C’est marrant, d’habitude je n’attends pas. Et puis, en fait, ça ne fait que depuis hier que j’attends.

J’ai même eu peur de ne pas pouvoir te l’envoyer ce message. Parce que pour être honnête, j’ai rarement été aussi fatiguée que cette dernière semaine.

Mais bon, taper sur un clavier pour raconter des histoires, je peux. En fait, ça me maintient.

Tu sais, pendant mon burnout, il y a exactement un an, il ne restait que deux choses pour peupler mon quotidien – en-dehors de dormir et méditer : la musique, et l’écriture.

D’ailleurs aujourd’hui, je pensais d’abord t’écrire sur ça, sur mes chansons d’amour. Mais ce sera pour la prochaine.

Parce que là, je voudrais te parler vraiment, au présent, de ce que c’est que le temps de guérison. Quelque chose qu’on ne comprend pas trop, quand on ne l’a pas vécu. Quelque chose qui est différent pour chacun, selon ce qu’il traverse. Quelque chose qui n’est jamais vraiment fini… mais qui dans tous les cas, transforme.

Ironie du sort, cet épisode de podcast sort en période de pandémie. Ou la santé devient la préoccupation numéro un, subitement. 

C’est quoi être sain ? Face à mon corps qui n’en fait apparemment qu’à sa tête, depuis déjà plusieurs années, il m’est compliqué de trouver la bonne définition. Et pourtant, une chose est sûre pour moi : la santé est un état global mystérieux, qui ne concerne pas que le corps mais bien l’être intégral, son mental, son émotionnel, sa direction de vie.

Guérir, c’est quelque chose de si subtil, souvent inconscient, que la seule réponse est parfois de se rendre (surrender) à ce qu’il se passe, et d’écouter. Ecouter. Prendre le temps. Ralentir. 

Parfois, c’est aussi arrêter d’ « essayer » de comprendre, d’analyser, de forcer, de chercher la réponse. Parfois, c’est juste lâcher le contrôle. Arrêter de chercher à guérir.

Juste être.

Embrasser l’expérience telle qu’elle est, aussi laide soit-elle en apparence. 

S’y confronter, et s’y abandonner. Deux mouvements, deux choix, opposés et complémentaires : se battre, et se rendre.

Tu comprends ? J’aime les paradoxes. Ils coexistent sans cesse.

Pour aller plus loin, va écouter notre épisode sur la maladie et la guérison : avec Mélanie, on y parle anorexie, maladie mentale, maladie chronique… en quoi ce genre d’expérience est-elle une rupture dans une vie ? En quoi peut-elle amener une transition bénéfique ? Comment fait-elle évoluer notre rapport à la vie, notre conscience de nous-même ?

C’est Minute par Minute

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